by Likid on Mon Sep 29, 2008 4:17 am
Café DV 2008 : Making off
Le dimanche soir on va donc à la réunion du Café DV, changement de lieu pour le festival, il est en plein guillotière, quartier historique dans l'histoire d'OVN. On joue presque à domicile. A la base on voulait faire 2 sessions, on savait pas trop. Emportés par notre fougue, on décide de commencer dès le dimanche. Je bossais toute la journée du Lundi mais qu'importe. Les nouvelles contraintes nous mettent donc aux prises avec La Fièvre de NTM. Le dimanche soir on commence à réflechir au scénario, on part sur une base d'un mec qui raconte sa vie ou des anecdotes, on veut garder le gimmick de la fièvre, lui donner plusieurs sens.
Le lundi soir on va au blind test, dans le metro ya un type qui dragouille une meuf en racontant des recettes du pays d'où il revient, mais il se rate sur la fin e finit par dire qu'il allait plutot au mac do ou au pizza hut. Ca nous fait rire on veut essayer de le placer dans le film, au finale yaura pas grand chose de tout ça. Après le scandale du blind test, on se retrouve chez Philippe à écouter des nasheed sans avoir trop d'idées. Le lendemain on se fixe l'objectif d'ine trilogie, l'écoute des nasheed nous pousse au jihad comme fil conducteur.
On garde donc l'idée du mec qui raconte des anecdotes, et le jihad du coeur. On se construit une bonne mindmap pour fabriquer le dialogue, on la termine à 12h30 le lundi. Le rendu est à 18h30 mais philipe a un cours à donner avant. On se bouffe un bon tacos/kebab à Monplu. On formate la mindmap pour donner une ligne de dialogue à Philippe qui n'a plus qu'à improviser pour combler. On tourne tout en une prise avec la camera en auto qui fait des flous qui parfois tombent bien. On enregistre mes interventions téléphoniques, montage, jumpcuts,gif de coeur avec une licorne, exportation, rendu du film.
On récupère survivalism de NIN pour la 2ème session. Le texte parle de propagande et combat pour survivre. On avait eu l'idée dans la semaine en regardant l'émission de Taddei consacrée à la crise qu'on en ferait un montage mais on savait pas trop comment. On a aussi décidé d'utiliser Victorien comme personnage principal d'un des film et de m'utiliser moi dans un autre. Le sujet se prêtait donc bien au 2e Jihad, sur l'éducation et la compréhension du monde, Victorien étant à distance et ayant sa journée de repos le mercredi, on a pu lui demander un plan simple sans encore trop savoir ce qu'on allait faire au final. On commence le montage de l'émission de Taddéi, on cherche toutes les videos youtube qui nous ont fait marré ou peur. On retombe sur cette fameuse interview de Rohff, ça rend le truc bien musclé. On monte le tout, on oblige Victo à se lever très tôt pour nous envoyer son plan final "plein de poésie" d'après le jury. Le film est terminé avec quelques heures d'avance, peinards.
On avait très peur pour le 3e film, on s'était mis la barre assez haute avec cette histoire de trilogie, et les 2 premiers films nous plaisaient beaucoup mais il fallait pas rater le 3eme si on voulait réussir le projet. On pick Highway to hell d'ACDC. Ca sentait très bon, le morceau parfait qu'il nous fallait. On galère un peu à l'écriture du scénar, un fait une petite mindmap, on avait prévu d'aller à une soirée à la Fée Verte le soir donc on l'intègre dans le scénario, on voulait tourner à nos boulots respectifs aussi, donc on demande à Victo de tourner une conversation téléphonique à son boulot sans avoir écrit les dialogues de l'autre bout du fil et Philippe tourne son plan en donnant son cours.
A 19h nos premiers films sont diffusés au Café DV, ça fonctionne plutot bien, le 2e surtout. Après on enchaine avec une petite soirée entre amis, ce qui me donnera l'occasion de m'alcooliser quelque peu. On va à la fée verte, à ce moment là on sait plus trop où on en est dans notre scénario, on sait pas ce qu'on va trouver. La soirée est vide, ya personne, on tourne quand meme quelques plans, dans le noir ou presque. Les déchets de la soirée à l'exterieur nous permettent quelques plans sympas (big up à la meuf qui dormait entre 2 flaques de vomi). Ensuite on se pose sur les quais, Philippe fait la mise au point au briquet, pas de lumière. On enregistre un monologue où je dis un paquet de conneries proportionnel à mon état d'ébriété. Et j'avais beaucoup bu. On revient à la soirée amicale, je m'endors sur le canapé, Philippe me filme à mon insu. Il sera puni pour ça par le chat de l'hôte qui l'empeche de dormir. On rentre donc chez moi à 7h du matin. 12h avant le rendu on avait donc très peu dormi, notre scénario était loin d'être tourné, la motiv pas au beau fixe.
On dort quelques heures. On tourne le plan chez moi, tout en une prise. Le plan du MacDo et on rentre chez Philippe à 15h. A 4h du rendu, on ne sait vraiment pas ce que ça va rendre vu les plans qu'on a tourné. Philippe fait le montage pendant que je fais une sieste, il n'a pas le temps de réellement visionner le film final, on doit aussi exporter le film des camarades de St Dizier. On a quelques problemes d'exportation, on finit l'export à 19h05, on rend le film vers 19h15. La projection se passe très très bien, les gens rient (parfois trop), on est contents.
21h30 le jury rend son verdict, mais avant qu'ils commencent, une bourde du projectionniste montre notre film en train d'être rembobiné, on se dit que ça commence à sentir bon pour nous. On gagne notre Ipod et les 3 films sont projetés à la suite. Bien cool. En sortant on nous fait la proposition d'être jury l'année prochaine, mais on hésite parce qu'on aime bien participer à ce concours...
